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Bilan 2011 et projets 2012 = Territoires de commerce équitable + lycées + quinzaine du CE 12 au 27 mai 2012

 

 

Bretagne CENS regroupe des individuels (dont les anciens adhérents de Max Havelaar 35 dissoute en 2011)  et des associations oeuvrant pour la promotion du commerce équitable en général et labellisé en particulier. 

 

Parmi les 60 animations ou interventions en 2011, les participants retiennent particulièrement le témoignage du producteur de cacao du Pérou, Segundo ORTIZ : dans sa région, les  producteurs ont pu  abandonner la production de feuilles de coca pour la drogue et la remplacer par la production de cacao, grâce à l’ ONU puis aux  garanties du commerce équitable.

 

Ils ont également pu apprécier les témoignages de producteurs de café du Pérou et de Bolivie à travers le reportage d’un enseignant qui montre là aussi la réalité du commerce équitable comme instrument concret de développement autonome. pour les paysans défavorisés(www.inter-notes.fr)

 

20/01/2012: Assemblée générale de l'association pour fixer les étapes de l'année

Une vingtaine de personnes ont planché pour faire le bilan 2011 et tracer les perspectives pour 2012. Dans un contexte de crise  chez nous, elles rappellent la nécessité d’une consommation responsable avec les produits du commerce équitable du Sud et les produits locaux.

 

Pour 2012, les actions habituelles d’information, de  sensibilisation auprès des lycéens, étudiants et de tous publics seront  poursuivies.

 

Mais l’action sera renforcée en direction des collectivités  avec le programme international  TdCE «  Territoires de commerce équitable " où 500 collectivités anglaises et  33 françaises sont déjà engagées, mais aucune en région Bretagne, si ce n’est Nantes et les pays de Loire..  Voir le site www.territoires-ce.fr


L
a 12 ème quinzaine du commerce équitable du 12 au 27 mai sera un nouveau temps fort avec le témoignage espéré d’un producteur du Sud, et des animations avec les associations et collectivités qui le souhaitent.

Renseignements : T bretagne.cens@gmail.com   T. 0299526502   

www.commerce-equitable-bretagne.org

Bretagne CENS : MEMBRE DU MOUVEMENT FAIR[e] UN MONDE EQUITABLE

 

Ce mouvement a vocation à fédérer les associations et les personnes physiques désireuses d’apporter leur soutien et leur participation à la promotion du commerce équitable en France.

 

Fair[e] un Monde Equitable est ouvert aussi bien aux associations qu’aux membres individuels. En adhérant à Bretagne CENS, l’adhésion à FAIR(e) un monde équitable est gratuite

Bretagne CENS  participera aux premières Rencontres Nationales et à l’Assemblée Générale constitutive de Fair[e] … qui se tiendront à Paris les 30 septembre, 1er et 2 octobre prochains.

Renseignements et sur le sitede faire

 

En savoir plus sur Fair[e], ses objectifs, ses moyens, ses projets : www.faire-equitable.org/

   et à bretagne.cens@gmail.com

SOLIDARITE INTERNATIONALE

& ACTION CITOYENNE

La quinzaine du commerce équitable -mai 2011: un témoignage émouvant

Ca y est, la  onziéme quinzaine du Commerce équitable est finie.

Un grand bravo à tous ceux qui se sont investis pour cette quinzaine, qui se sont questionnés sur leur manière de consommer.

Grâce au concours de plusieurs collectivités et associations, plus de 25 animations ont pû être réalisées.

Un grand merci en particulier au Conseil Régional de Bretagne, aux Villes de Lanester , de Lannion et Rennes, au Conseil Général d' Ille et Vilaine, au CiCODES de Quimper et à toutes les associations locales et militants qui ont permis de vivre une quinzaine exceptionnelle, avec un témoignage de producteur très émouvant: passer d'une situation de violence extême à une situation de paix et de dignité retrouvée, grâce à l' appui des Nations Unies  pour le passage  d'une  production pour la cocaïne à la production de cacao. Mais le pari n'était pas gagné pour la commercialisation . Le commerce équitable est alors intervenu pour la sécurité des revenus.

Pendant plusieurs années, Il a fallu une détermination  exemplaire à la petite poignée de producteurs pour venir à bout de toutes les difficultés, avant de réussir le pari. Mais si la réussite est exemplaire, le pari n'est jamais gagné définitivement; les1800 coopérateurs d'aujourd'hui doivent toujours lutter pour préserver l'acquis et faire face aux agents économiques locaux qui sont toujours là, prêts à démolir ce qui a été construit.

Cet exemple doit tous nous inciter à poursuivre les efforts d'information et de sensibilisation pour le développement du commerce équitable, un moyen très concret de développement pour les producteurs défavorisés.

Nous vous invitons à prendre connaissance  du témoignage de Segundo Gilberto Rodriguez Ortiz au cours de la soirée publique  organisée par la Ville de Lanester ( article réalisé  par Tugdual Ruellan, journaliste sur le site:

http://www.tugdual-ruellan-communication.eu/index.php?post/2011/05/25/A-Lanester-le-temoignage-poignant-de-Segundo-Gilberto-Rodriguez-producteur-peruvien-de-cacao

Photos à venir

Marcel Launay

Bretagne CENS

 

 

 

 

 

Quinzaine du commerce équitable Interview de Segundo Gilberto Rodriguez ortiz par Radio Laser

Interview de Segundo Gilberto Rodriguez ortiz , producteur de cacao et Vice président de la coopérative péruvienne ACOPAGRO

http://www.radiolaser.fr/Rencontre-avec-un-producteur-de-cacao-peruvien-et-un-anthropologue-breton_a3123.html

Le programme de la quinzaine du commerce équitable par Bretagne CENS !

vous pouvez des à présent telécharger notre programme pour la quinzaine du commerce équitable édition 2011. Ce programme regroupe les actions que notre association réalise ou co-organise

 

Programme disponible à cette adresse (au format pdf) dl.free.fr/tovslYH66/QCE2011r%C3%A9gionbretagneparBretagneCENSv2.pdf

LE PRODUCTEUR INVITE de la Quinzaine

 

A l’occasion de la onzième Quinzaine du Commerce équitable, Bretagne CENS invite Monsieur Segundo Gilberto RODRIGUEZ ORTIZ, producteur de cacao  du Pérou et vice président de la coopérative Acopagro.

 

 

LA COOPERATIVE ACOPAGRO

 

Située dans le Nord-est du Pérou (région d’Alto Huayabamba, en Amazonie péruvienne), la coopérative Acopagro regroupe 1 240 petits producteurs de cacao qui cultivent en moyenne 1,5 hectares chacun. La coopérative a été créée en 1997 suite au programme des Nations Unies, lancé en 1994, visant à substituer les cultures de coca par d’autres cultures.

En effet, il y a encore une quinzaine d'année, la région était une zone importante de culture de la coca, utilisée pour fabriquer de la cocaïne. Les producteurs vivaient dans un climat de violence et d'insécurité. De plus cette culture à des impacts négatifs sur l’environnement.

 
Aujourd’hui, les membres de la coopérative de cacao se convertissent à l’agriculture biologique et au commerce équitable. Les producteurs gagnent plus avec le cacao (environ 5000 Euros / an) qu'avec la coca (3000 Euros par an).

 
En moins de deux décennies, les producteurs ont achevé leur transition vers la culture du cacao. Acopagro les a accompagnés dans cette démarche, à travers formation et soutien technique. Entièrement tournés vers l'élaboration de fèves de qualité, la coopérative et ses membres sont parvenus à atteindre un standard élevé. Les conditions climatiques exceptionnelles de la région de l'Alto Huayabamba contribuent à cette réussite. La qualité des fèves de cacao Acopagro est reconnue à l'étranger. En France, par exemple, le magazine Que Choisir a classé le chocolat Alter Eco Noir Intense en tête de son classement des tablettes de chocolat noir en octobre 2009.

Acopagro a été certifiée commerce équitable par FLO (label Max Havelaar en France) en 2005. Les primes reçues servent à financer, entre autres, les projets suivants :

·      Support technique pour les producteurs par des agronomes.

·      Travail sur la qualité du cacao

·      Microcrédits pour les producteurs les plus défavorisés et leur famille


Par ailleurs, une prime sociale est versée aux agriculteurs pour leur permettre d'améliorer leur niveau de vie, de scolariser leurs enfants et de développer leurs exploitations.

La majorité des membres d'Acopagro sont aussi certifiés bio. Les champs sont cultivés de manière traditionnelle et naturelle, sans engrais ni pesticide de synthèse. Les agriculteurs reçoivent pour cela des formations, qui leur permettent en particulier de préparer des engrais, compost et pesticides bio. La petite taille des exploitations favorise les méthodes d’agroforesterie qui permet d'allier culture de cacao, maïs, banane et plantations d’arbres.



Acopagro a su transformer une impulsion donnée par les Nations Unies en une vraie réussite. En s'appuyant sur la culture du cacao, mieux adaptée au milieu tropical, plus productive et plus durable, Acopagro a intégré des problématiques multiples : agriculture biologique et préservation de la biodiversité, commerce équitable et développement local. La très forte complémentarité de ces démarches garantit la pérennité du projet tant sur le plan financier qu’écologique. Aujourd'hui, Acopagro, véritable moteur économique local, fait figure d'exemple.

 

Alter Eco (importateur et distributeur français de produits du commerce équitable) a initié avec les petits producteurs un projet de reforestation permettant captation de C02, régénération des sols et revitalisation de la biodiversité, en proposant aux agriculteurs de replanter des arbres qui génèreront à terme des revenus. Au total, 2 millions d’arbres seront plantés d’ici à 2013, et 720 000 tonnes de CO2 seront captées en 20 ans.

 

Source : www.altereco.com

 

 

LE GROUPEMENT DE SEGUNDO GILBERTO RODRIGUEZ ORTIZ

 

Segundo Gilberto Rodriguez Ortiz est le vice-président la coopérative et président du comité éducation de cette dernière.

 

Selon lui, le commerce équitable a permis d’améliorer certains points structurels dans le groupement. (Amélioration de l’ entente entre les différentes ethnies et de l'entente enntre les femmes..)

Territoires de commerce équitable ( TdCE) Lettre d'information 2012


 
   
 
 BONNE ANNEE 2012 !
 

Toute l'équipe de la campagne Territoires de Commerce Equitable vous présente ses meilleurs voeux pour 2012. Nous vous souhaitons une année riche en projets équitables. Vous pourrez compter sur nous pour vous soutenir dans votre démarche.

Si votre collectivité est intéressée pour s'inscrire dans la dynamique des Territoires de Commerce équitable et être candidate en 2012, écrivez-nous.

Cette année sera l'occasion pour les collectivités titrées en 2009 et 2010 de renouveler leur titre et d'affirmer leur engagement pour le commerce équitable dans la durée.


Retrouvez toutes les informations sur la démarche à suivre pour engager votre collectivité ou renouveler votre engagement sur www.territoires-ce.fr
  
 
   ACTUALITÉS NATIONALES 


Des Prix du Jury pour récompenser les initiatives innovantes des collectivités en faveur du commerce équitable

Le 3ème Jury National a décerné 4 prix du Jury à 5 collectivités Territoires de commerce équitable fin 2011, à l'occasion du Salon des Maires à Paris :

Lyon remporte le prix Achats publics équitables pour la création d'un réseau d'experts qui forment les acheteurs et la réalisation d'un guide de la commande publique responsable

Le Conseil Régional de Rhône Alpes remporte le prix Sensibilisation des entreprises et commerces pour son soutien à un pôle de compétences sur la consommation responsable (organisation de rencontres et ateliers)
Dijon et le Conseil Régional des Pays de la Loire remportent le prix Sensibilisation du public : Dijon est primé pour l'accompagnement du conseil municipal des enfants dans la réalisation et la diffusion d'un guide pédagogique sur le commerce équitable pour les enfants ; la région des Pays de la Loire est distinguée pour l'organisation de pauses équitables dans les gares de la région.


Alfortville remporte le prix du Conseil local pour le rôle et le dynamisme de son conseil qui a notamment initié et suivi l'ensemble des actions de sensibilisation du public en faveur du commerce équitable

Les acteurs équitables sur le devant de la scène

Focus sur Ethiquable dans l'article "Rue de la SCOP", paru dans Le Monde du 18 janvier dernier


Alter Eco félicité par le Ministère du Développement Durable et l'Ademe pour l'obtention du 2ème Prix "Management et Initiatives sur le Développement Durable" dans le cadre des Prix Entreprises & Environnement décernés sur le dernier salon Pollutec

Guayapi vainqueur du prix de l'Innovation des Biodiversity in Food Awards organisés par l'UEBT (Union for Ethical Biotrade) qui valorise le biocommerce éthique

L'association Equisol organise la campagne «Retrouvez des bananes équitables sur les marchés de l'agglo grenobloise» en partenariat avec les communes et des marchands de primeurs.


 DES INITIATIVES MENÉES DANS LES COLLECTIVITÉS ENGAGÉES


Des collectivités choisissent le coton équitable

Grenoble équipe ses agents municipaux en tee-shirts équitables, un marché de plus de 1000 articles

Bourg-en-Bresse a commandé 700 tee-shirts et sweat-shirts en coton équitable pour ses agents de service


La Région Aquitaine a consacré presque 200 000€ à l'achat de vêtements équitables pour ses agents techniques et pour des opérations promotionnelles

Des événements équitables pour le grand public

La Région Pays de la Loire lance son Conseil Ligérien pour le Commerce Equitable le 28 février prochain à Nantes (programme)

Orléans organise une conférence sur "Pourquoi et comment consommer autrement?" à l'Université d'Orléans qui réunit plus de 60 personnes

La communauté de communes du pays de Thann organise Solid'Art, un marché dédié au commerce équitable et à l'art


 LA CAMPAGNE À L'INTERNATIONAL 


A l’issue de la conférence internationale des Fairtrade Towns en Suède en novembre dernier, les acteurs de la campagne ont rédigé une déclaration commune appelant à plus de justice dans le commerce qui sera présentée au parlement européen et à la conférence des Nations Unies Rio+20.
Ouverture du premier Fair Trade Visitor Centre (The FIG Tree) à Garstang, 1ère Fair Trade Town, au Royaume-Uni. Le centre propose notamment une exposition, un café, une boutique et un centre de ressources sur le commerce équitable.

La ville de Hanovre en Allemagne porte un projet européen avec ses partenaires associatifs et des collectivités au Malawi, en Pologne, en République Tchèque et en Hongrie qui vise à promouvoir le commerce équitable et les objectifs du millénaire pour le développement (plus d'informations).
Les producteurs de commercent équitable présents au dernier sommet de Durban (Afrique du Sud) expliquent leur réalité du changement climatique aux parlementaires européens (plus d'informations).

L'avocat général de la Cour de Justice de l'Union Européenne a rendu un avis sur la procédure de recours en manquement lancée par la Commission Européenne contre les Pays-Bas au sujet de l'attribution d'un marché public portant sur la distribution automatique de café par la Province de Noord-Holland. (Plus d'informations)


Les prochains rendez-vous :

1er Conseil ligérien du commerce équitable organisé par le Conseil Régional des Pays de la Loire le 28 février à Nantes


Le Réseau des Territoires pour l'Economie Solidaire, en lien avec les principaux réseaux de collectivités, organise le 30 mars à Paris une journée sur le rôle des collectivités locales en matière de soutien à l’économie sociale et solidaire


Deuxième édition du concours "Le futur du commerce équitable" sur www.ekitinfo.org. Pour participer, envoyez avant le 30 mars le visuel d'un produit high-tech que vous aimeriez trouver dans le commerce équitable.


LLe nouveau Guide de campagne Territoires de Commerce Equitable, édition 2012, PFCE
Compte-rendu de la conférence sur le coton équitable oragnisée à l'occasion du Salon Buy & care
Petit guide du coton équitable pour acheteurs responsables, PFCE
Le nouveau catalogue vitrine du commerce équitable
Les pouvoirs publics jouent la carte du commerce équitable. Trade for Development Centre
A paraître, le guide des achats publics issus du commerce équitable du Groupement d'Etudes de Marché Développement Durable (Observatoire Economique de l'Achat Public)

  
 

 

Mme l'ambassade de Bolivie en France invitée d’honneur du débat « commerce équitable, un modèle pour vivre bien ? » le 21 octobre à Rennes

Retranscription des principales questions posées et des réponses apportées par les intervenants :

·        

0Po Pourriez-vous nous exposer l'idée du vivre bien et nous expliquer son lien avec le concept de commerce équitable ?

Luzmila Carpio Sangüeza, ambassadrice de l'Etat plurinational de Bolivie en France : la notion du vivre vient est inscrite depuis les temps immémoriaux dans les pratiques de vie des communautés indiennes de Bolivie qui considèrent que l'on ne peut pas vivre ensemble sans se respecter les uns les autres. Les pratiques d'échange, de troc, sont très anciennes dans des populations et des zones  géographiques où l'on ne peut pas survivre sans s'entraider et se respecter. L'autre composante du vivre bien est le respect de la nature. Toute petite, j'ai été élevé par ma mère dans le respect du soleil, de la lune, des pierres, des animaux et de la Terre mère que nous appelons « pachamama ». Nous respectons toutes ces divinités car elles sont la vie et nous permettent d'exister. À côté d'elles et dépendant d'elles, nous ne sommes qu'un des maillons de la chaîne et savons bien que nous devons les respecter et les honorer. Ce concept est tellement important que nous l'avons récemment inscrit dans la nouvelle constitution de notre pays. Vivre bien s'oppose totalement aux vivre mieux qui suppose de sans cesse chercher à acquérir des biens pour améliorer son confort et son bien-être. On peut vivre bien s'en vivre mieux en respectant tout simplement les autres et la nature. En fait, le commerce équitable que vous développez aujourd’hui en Europe est une facette de la notion de vivre bien que les populations indiennes  pratiquent depuis bien longtemps chez nous.


·         Avec le fort développement de la production de café dans les coopératives boliviennes, n'y a-t-il pas mono-production et donc un risque économique en cas de retournement des marchés ?

Nelson Tovar Veizaga, partenaire de Lobodis, et représentant des coopératives Villa Oriente en Bolivie : « effectivement, ce sont au départ des émigrés qui ont quitté leurs terres de l'altiplano  pour venir coloniser les terres plus fertiles des vallées chaudes dans les Yungas. Ils ont donc développé intensivement la culture du café tout en sauvegardant leurs cultures vivrières mais il sont donc terriblement dépendants de leurs acheteurs et des cours mondiaux. Cependant, leur organisation en coopératives puissantes regroupant de nombreux petits producteurs leur permet d'être un acteur incontournable sur le marché du café. Les importateurs et les transformateurs ont donc besoin d’eux vue leur forte de capacité de production et de fournitures de matières premières au marché, ce qui les met relativement à l'abri. N'oublions pas d'autre part que le café représente la deuxième matière première en termes de volume mondial et que donc ce marché a encore vraisemblablement de beaux jours devant lui.

 

·         Vous expliquez que les coopératives s'engagent de plus en plus dans la transformation de leur production. Pourquoi se limitent-elles à l'exportation vers l'Europe et ne s'engagent-elles pas dans la transformation finale du produit pour une consommation locale ?

·         Guy Durand, agroéconomiste à l'Agrocampus de Rennes : « nous parlons aujourd'hui surtout des producteurs de Bolivie qui effectivement accompagnent  leurs produits jusqu'à l'exportation vers l'Europe ce qui n'est déjà pas si mal. Par contre, pour répondre à votre question, les coopératives péruviennes par exemple se sont engagées dans la torréfaction de leur production et la mise sur le marché local. Ce faisant, elles sont donc relativement autonome pour maîtriser correctement leur production, sa transformation et sa commercialisation.

 

·         Nelson Tovar Veizaga, partenaire de Lobodis, et représentant des coopératives Villa Oriente en Bolivie : il n'y a pas véritablement en Bolivie de marché de consommation du café qui est réservé dans les grandes villes à quelques cafétérias et grands hôtels. Ceci peut expliquer que nous ne nous soyons pas encore engagés dans la transformation finale du produit.

·          

·         Vous témoignez sur l'implication forte de l'importateur auprès des producteurs en termes d'appui technique, d'aide au développement des organisations paysannes et d'aide au financement des récoltes. Ce faisant, l'entreprise Lobodis ne se substitue-t-elle pas à une fédération du café des organisations paysannes dont cela devrait être le rôle ? Accessoirement, quel est le rôle de l'État dans le soutien au développement de ces coopératives ?

·         Nelson Tovar Veizaga, partenaire de Lobodis, et représentant des coopératives Villa Oriente en Bolivie : effectivement, le rôle joué par l'entreprise Lobodis aujourd’hui pourrait être celui dévolu à une fédération nationale. Celle-ci existe en la personne de la FECAFEB, fédération des producteurs de café et de Bolivie. Malheureusement, cette entité existe surtout sur le papier mais n'a pas encore réussi à fédérer l'ensemble des acteurs et à avoir de véritable rôle  économique. Nous pouvons qu'espérer que dans le futur cela soit le cas et que progressivement ce genre de structure arrive à épauler les initiatives économiques telles que celles développées par l'entreprise Lobodis.

 

·          Quel est le rôle exact du label Max Havelaar dans le commerce équitable ?

 

·         Marcel Launay, président de l’antenne Max Havelaar 35 : « le rôle du label est de garantir aux consommateurs que le produit a été élaboré en payant un juste prix minimum garanti aux producteurs, en l'aidant à financer sa récolte et en respectant des conditions de travail décentes. Le label est attribué à un produit ou une organisation productrice qui remplit les conditions d'un cahier des charges. Le contrôle est aujourd'hui effectué par l'organise FLO CERT, FLO comme Fair Trade Labelization Organization et CERT comme organisme de certification. Cette procédure d'attribution du label et de certification de la production coûte à peu près 2 % du prix de vente consommateur du produit

 

·         Nous observons aujourd'hui de très fortes fluctuations sur les cours mondiaux du café. Quelle peut être la réaction des producteurs et la position de l'importateur quand les cours mondiaux viennent à dépasser le prix minimum garanti ?

·         Franck Delalande, directeur de la société Lobodis : cela fait environ 30 ans que je suis dans le négoce du café et suis aujourd'hui directeur de l'entreprise Lobodis. Durant toutes ces années, j'ai pu observer des fluctuations énormes sur les cours mondiaux. Le prix de la livre anglaise (environ 450 grs) a pu ainsi fluctuer de 50 cts de $ à 280 ! Et si le cours mondial est parfois supérieur au prix minimum garanti, c'est en grande majorité l'inverse qui se produit et donc le prix minimum garantit aux producteurs une juste rémunération. Cela dit, quand le cours mondial est supérieur au prix garanti, les producteurs peuvent en effet avoir la tentation de vendre sur les marchés mondiaux. Ils sont cependant conscients de la volatilité des cours et peuvent souvent préférer continuer à commercer dans le cadre du commerce équitable plutôt que de faire » des coups » sur le marché, d'autant plus qu’ils ont l'habitude de livrer leur production à leur coopérative. Ils savent donc globalement qu’ils ont intérêt à rester fidèles au système du commerce équitable avec lequel ils sont gagnants à long terme.

 

·          La filière ne pourrait-elle pas être plus équitable si elle évitait de distribuer ses produits via les grandes surfaces ?

·         Franck Delalande, directeur de la société Lobodis : aujourd'hui, 95 % du commerce alimentaire passe par les grandes surfaces. Il est donc relativement difficile de les contourner. J'observe comme-vous avec surprise que le prix d'un paquet dans une même enseigne peut varier de 2,60€ à 3,40€. Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce qu’une enseigne de grande surface et même parfois chaque magasin est libre d'appliquer la marge qu'il souhaite sur ses produits. Ce sont mes clients et je ne peux pas intervenir sur leur pratique de marge, d'autant qu'ils ont tendance à être plus raisonnables quand il s'agit de la marge pratiquée sur leurs propres produits et donc le prix de vente de leurs MDD. Par contre, le consommateur peut être responsable de ses choix et rien ne lui interdit de manifester sa surprise ou son mécontentement en signalant aux chefs de rayon ou aux directeurs de magasin l’incompréhension qu'il a par rapport à la fluctuation des prix de vente. N'oublions pas que le consommateur peut être responsable et exprimer son opinion.

·         Yves Thébault, directeur du CAT de Bain-de-Bretagne : j'aimerais rappeler que quand nous avons lancé l'activité de torréfaction en Bretagne, les grandes surfaces ne croyaient pas aux produits du commerce équitable. Il a fallu les persuader que les produits se vendaient bien  pour qu'elles acceptent de les commercialiser. C'est donc grâce à elle que le concept du commerce équitable s’est aussi rapidement développé et que des volumes conséquents de vente donc de torréfaction et donc de production ont pu être réalisés.

 

·         Les grandes surfaces développent très activement leurs propres marques (MDD). N'y a-t-il pas un énorme risque d'éviction des entreprises nationales (comme Lobodis, Altereco, Malongo …) Et qu'elle peut être la réaction possible de l'entreprise Lobodis pour défendre sa marque et sa part de marché ?

·         Franck Delalande, directeur de la société Lobodis : effectivement, tous les consommateurs le constatent, il y a prolifération des marques de distributeurs développées par les enseignes. La recherche du profit n'est pas leur unique motivation mais leur but est d'arriver à fidéliser le consommateur à une enseigne et aux produits distribués par elle. Il est inconfortable pour une marque nationale d'être concurrencée par les propres marques de celui qui la distribue. La solution pour nous passe par la différenciation en termes de produits et la création d'une véritable identité. C'est pour cela que nous développons de nouveaux produits, de la communication basée sur les hommes et les femmes qui produisent le café et que nous nous différencions des marques plus anonymes par la position très spécifique que nous avons d'accompagnement des producteurs dans leur développement. 

 

·         Comment les grandes surfaces arrivent-elles à acheter d'énormes quantités de matières premières pour leurs MDD et respectent-elles les conditions d'achat du commerce équitable ? N'ont-elles pas intérêt à se tourner vers des coopératives de taille plus importante ou vers de gros importateurs internationaux ?

·         Damien François, chargé des relations avec les producteurs pour Lobodis : il faut savoir que quand les grandes surfaces achètent pour le compte de leurs MDD, il s'agit de volumes extrêmement importants car elles possèdent de très nombreux points de vente qu'il faut approvisionner de façon régulière sans rupture de stock. Ces acheteurs ne peuvent donc pas travailler avec des coopératives trop petites. Elles ont donc tendance soient à se tourner vers des coopératives très importantes soit vers  des importateurs capables de leur assurer des volumes.

·         La seule garantie que nous ayons du respect du principe du commerce équitable est qu'on ne peut leur accorder le label que si elles respectent les conditions d'attribution fixées par le cahier des charges. Par contre, il est clair qu'il y a un risque qu'elles recréent le système antérieur contre lesquels les coopératives du commerce équitable se sont battues, à savoir la présence de très gros courtiers chargés d'acheter les récoltes au meilleur prix. Le label est sans doute aujourd'hui le meilleur garde-fou par rapport à ces possibles dérives. 

 

·         Le commerce équitable repose sur une relation commerciale Nord-Sud. N’est-il pas possible d'envisager un commerce équitable qui favorise le développement des relations Sud-Sud ? Avez-vous des exemples à donner ?

·         Pour un développement possible des relations sud-sud, il faut qu'il y ait un marché national, ce qui peut être le cas par exemple au Pérou pour le café et le cacao ou en Équateur pour la quinoa. Cela pose par contre le problème de capacité financière pour pouvoir investir dans les usines de transformation du produit sur place.

 

 

Commerce équitable: venue exceptionnelle de l' ambassadrice de Bolivie en Bretagne

Venue exceptionnelle de l'ambassadrice de Bolivie en Bretagne le 21 octobre 2010

 

A l'occasion de la parution du livre « Pour un commerce juste - La route du café, des Yungas à la Bolivie » de Tugdual Ruellan et Bernard Bruel  (éditions Rives d'Arz)

Venue exceptionnelle en Bretagne de Luzmila Carpio Sangüeza, Ambassadrice de l'Etat plurinational de Bolivie en France, et de Nelson Tovar Veizaga, de la coopérative Villa Oriente en Bolivie, le jeudi 21 octobre.

«Café équitable : un modèle pour vivre bien ?»

Coopératives, entrepreneurs, associations, industriels… Du Nord au Sud, des acteurs se mobilisent pour valoriser le travail des Hommes et leur permettre d'accéder à une économie plus juste. En Bolivie, le concept du « Vivre bien » est désormais inscrit dans la constitution de ce pays. Mais qu'en est-il tout au long de la filière ? Voyage au cœur du café équitable pour tenter de répondre à ces questions avec la présence exceptionnelle de Luzmila Carpio Sangüeza, ambassadrice de l'Etat plurinational de Bolivie en France et de Nelson Tovar Veizaga, de la coopérative Villa Oriente en Bolivie, représentant de la BIB, Bernadas Innovaciones Bolivia.

La société Lobodis, le CAT de Bain-de-Bretagne et l'association Internotes vous invitent à participer à :

LA TABLE-RONDE Café équitable: un modèle pour vivre bien ?

De 14 h à 15 h 30, à l'Espace Ouest-France

38, rue du Pré-Botté à Rennes

LA CONFERENCE-DEBAT

à 17 h, Espace Anne de Bretagne

15, rue Martenot à Rennes

Avec la participation de :

•Luzmila Carpio Sangüeza, ambassadrice de l'Etat plurinational de Bolivie en France

•Nelson Tovar Veizaga, partenaire de Lobodis, coopérative Villa Oriente en Bolivie

•Marie-Pierre Rouger, Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne,

•Jean-Yves Praud, Délégué à l'économie sociale et solidaire au Conseil général d'Ille-et-Vilaine

•Yves Thébault, directeur du CAT de Bain-de-Bretagne,

•Guy Durand, agroéconomiste à l'Agrocampus de Rennes,

•Marcel Launay, président de Max Havelaar 35,

•Franck Delalande, directeur de la société Lobodis.

LA SOIREE BOLIVIENNE (uniquement sur réservation)

à partir de 19 h 30 au CAT de Bain-de-Bretagne

avec visite de l'atelier de torréfaction

repas et musique avec l'ensemble bolivien Llapaku (participation aux frais : 15 €).

Réservations auprès de Bernard Bruel - 06 08 05 34 35 internotes@gmail.com

Site : [Voir le site]

UNE INITIATIVE DE la société Lobodis, du CAT de Bain-de-Bretagne et de l'association Internotes

Bretagne CENS Bref bilan 2011 et perspectives 2012

 Communiqué 21.01.2012

Bretagne CENS regroupe des individuels (dont les anciens adhérents de Max Havelaar 35 dissoute en 2011)  et des associations oeuvrant pour la promotion du commerce équitable en général et labellisé en particulier.  Samedi dernier, une vingtaine de personnes   ont planché pour faire le bilan 2011 et tracer les perspectives pour 2012. Dans un contexte de crise  chez nous, elles rappellent la nécessité d’une consommation responsable avec les produits du commerce équitable du Sud et les produits locaux.
Parmi les 60 animations ou interventions en 2011, les participants retiennent particulièrement le témoignage du producteur de cacao du Pérou : dans sa région, les  producteurs ont pu  abandonner la production de feuilles de coca pour la drogue et la remplacer par la production de cacao, grâce à l’ ONU puis aux  garanties du commerce équitable. Ils ont également pu apprécier les témoignages de producteurs  du Pérou et de Bolivie à travers le reportage d’un enseignant qui montre là aussi la réalité du commerce équitable comme instrument concret de développement autonome. pour les paysans défavorisés.
Pour 2012, les actions habituelles d’information, de  sensibilisation auprès des lycéens, étudiants et de tous publics seront  poursuivies. Mais l’action sera renforcée en direction des collectivités  avec le programme international «  Territoires de commerce équitable où 500 collectivités anglaises et  33 françaises sont déjà engagées, mais aucune en région Bretagne, si ce n’est Nantes et les pays de Loire..
La 12 ème quinzaine du commerce équitable du 12 au 27 mai sera un nouveau temps fort avec le témoignage espéré d’un producteur de bananes du Sud, et des animations avec les associations et collectivités qui le souhaitent. Renseignements : T 0299526502  bretagne.cens@gmail.com et www.commerce-equitable-bretagne.org

La PAc doit aussi être un pacte avec le Sud

La nouvelle PAC devra aussi être un pacte avec les pays du Sud

 

Alors que vont débuter les négociations en vue de la nouvelle politique agricole commune, nous voulons souligner qu’il est aujourd’hui impossible d’envisager la question agricole européenne sans examiner en même temps ses corollaires incontournables que sont la qualité de notre alimentation, le maintien de la biodiversité, le changement climatique et le développement des zones rurales dans les pays du Sud.

Il est d’abord urgent de réaffirmer la nécessité d’une politique agricole au Nord comme au Sud. L’agriculture n’est pas un secteur comme les autres. Elle est la base de notre alimentation et elle a un impact sur notre environnement, notre économie et nos territoires, tout en étant soumise aux aléas du climat. Elle est à la fois indispensable à la vie et constitue un élément d’identité structurant pour nos sociétés. C’est pourquoi elle doit être orientée par la volonté politique et non livrée aux seules lois du marché. C’est ce qu’ont bien compris les dirigeants européens de l’après-guerre lorsqu’ils ont décidé de créer la PAC.

Orienter l’agriculture européenne pour qu’elle ne produise pas de déséquilibres au Sud

Toutefois, les limites de cette politique se sont fait sentir dans les années 1980. Le soutien par les prix et les aides à l’exportation ont eu des effets pervers : impacts négatifs sur l’environnement et exportation des surplus de produits à bas coût aux pays en développement qui ont mis en péril leurs productions locales.

Malgré les réformes successives de la PAC, il est plus que nécessaire d’orienter l’agriculture européenne pour qu’elle ne produise pas de déséquilibres au Sud. En effet, si les politiques agricoles ont permis aux Etats-Unis et à l’Europe de protéger et développer leur agriculture, les pays en développement, poussés à l’ouverture de leurs frontières et à la dérégulation de leurs marchés par les institutions internationales, ont vu leurs agricultures désorganisées, découragées. Leur souveraineté alimentaire s’en est trouvée mise en danger.

C’est pourquoi la nouvelle PAC devra arrêter de monter les agriculteurs les uns contre les autres. S’il faut préserver une PAC en Europe, il faut aussi instaurer un véritable pacte avec le Sud.

Cela nécessite un changement d’approche : il faut passer d’une culture étatique à une véritable culture de coopération au sein des filières.

Passer à une véritable culture de coopération au sein des filières

Dans le monde, huit cent millions de paysans sont des agriculteurs familiaux. Ce mode de production traditionnel joue un rôle structurant fondamental dans les sociétés. Là où c’est le cas, afin d’éviter des exodes massifs, il est crucial de préserver ce modèle. Il importe même de le renforcer et d’en faire un pilier de l’organisation des agricultures en encourageant le regroupement en coopératives, lesquelles pourront à leur tour mettre au point des formes d’organisation sectorielles, d’abord à l’échelle nationale, puis dans les sous-régions. Ces organisations pourront alors prendre part à des processus participatifs pour impulser des régulations des marchés.

Les marchés du commerce équitable sont aujourd’hui l’exemple que ces régulations sont possibles. Dans ce cadre, des prix planchers garantis sont décidés à l’issue de consultations qui incluent les réseaux de producteurs ainsi que les autres acteurs économiques de la filière.

Ainsi structurés, les acteurs économiques peuvent acquérir une réelle connaissance des marchés et de leurs enjeux. C’est en effet l’une des conditions nécessaires de l’équilibre de la concurrence : qui détient l’information détient le pouvoir. Les choix de productions peuvent ainsi être faits en conscience.

Un pacte sur l’agriculture entre l’Europe et les pays du Sud devra aussi inclure une gestion durable des territoires par les communautés qui y vivent et un véritable cahier des charges environnemental permettant de promouvoir les modes de production durable qui préservent les écosystèmes.

Faire émerger des parties prenantes organisées au Sud

A l’implication des producteurs dans les filières devra s’ajouter la sensibilisation de citoyens-consommateurs plus conscients des enjeux et des conditions de production. Les produits agricoles ne doivent plus être considérés comme de simples flux de produits interchangeables. Leurs prix doivent intégrer le coût de la survie et du développement du producteur, celui de la gestion des territoires. Ils doivent aussi tenir compte des coûts cachés comme celui de la pollution, de la perte de biodiversité, qui ne doivent plus être endossés par les contribuables ou par les générations futures.

Ces mesures sont déjà expérimentées avec succès dans ce laboratoire à taille réelle que constitue le label international du commerce équitable Fairtrade / Max Havelaar. Elles pourraient inspirer les futures politiques agricoles au Nord comme au Sud, notamment au niveau de la gestion des filières agricoles transnationales. Il faudrait pour cela dépasser plusieurs écueils. Le premier est celui de l’absence de parties prenantes organisées au Sud dont il faudrait susciter l’émergence tout en résorbant les problèmes de corruption. Cela passe par le renforcement de la vigilance de la société civile dans de nombreux pays du Sud.

Il faudrait aussi changer de paradigme en sortant les denrées agricoles de la logique de libéralisation absolue des négociations de l’OMC.

Enfin, il faudrait investir, d’une part pour améliorer les rendements dans la durabilité écologique ; d’autre part pour réinstaurer des instruments de régulation des matières premières agricoles.

 

 

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